Chapitre 2

On entre toutes les deux dans ma chambre et comme toujours elle se jette sur mon lit pour s'allonger et prendre toute la place. Mon père passe à côté de ma chambre et il s'arrête quand il voit Leïa.

- Tiens salut Leïa.
- Salut Byron. Alors ces nouveaux clubs de golf.
- Ils sont géniaux. Remercie encore ton père.
- Je le ferai.
- Tu manges avec nous ce soir ?
- Comme d'habitude.

Ils se sourient et mon père me fait un clin d'œil avant de partir. Ma famille connait celle de Leïa depuis des années. En fait nos parents se sont rencontrés au lycée avant de se perdre de vue et de se retrouver quelques années après ici. J'en suis très heureuse d'ailleurs, ça m'a permis de rencontrer Leïa. Enfin rencontrer n'est pas le terme adéquat puisque la première fois qu'on s'est vues elle venait de naître et j'avais seulement trois mois.

- Bon alors Shef ? Qu'est-ce que tu comptes faire ?
- Je n'en n'ai aucune idée. Je sais que je devrais lui parler.
- Ouais.
- Et que je devrais lui dire ce que je ressens.
- Aussi oui. Mais peut-être pas-
- Et que je veux me marier avec lui pour qu'on parte tous les deux au Mexique et qu'on soit heureux ensemble pour toujou-

Je me reçois un oreiller dans la tête. Bon d'accord là je suis un peu allée loin.

- L'oreiller c'était nécessaire ?
- En tout cas c'était marrant.

Je ramasse l'oreiller et je le lance sur elle, ce qui nous provoque en même temps un fou rire et qui finit en bataille d'oreillers.
Quand le lendemain midi on sort du lycée, on va tout de suite au centre commercial pour acheter des nouveaux vêtements. J'adore acheter de nouveaux trucs et mes parents sont beaucoup plus généreux avec moi qu'avec mon frère. Enfin bref. On commence à essayer des vêtements de toutes sortes en quand je sors à un moment avec une longue robe bleu marine avec des brillants au niveau du bustier et un tissu en soie je suis émerveillée. Tout comme Leïa.

- Shef elle serait parfaite pour le bal d'hiver.
- C'est dans deux mois.
- Et alors ?
- Je n'ai pas de cavalier.
- Parce que tu envoies bouler tous les mecs qui veulent sortir avec toi.
- Tu sais bien que le seul garçon que je veux c'est-
- Je sais oui. Tu devrais quand même la prendre.
- Elle est beaucoup trop chère pour un bal auquel je n'irai même pas.

Je retourne dans la cabine d'essayage pour enlever la robe.

- Attends comment ça un bal où tu n'iras pas ? On devait y aller toutes les deux.
- Tu m'as proposé de venir avec toi ce n'est pas pareil.
- En quoi ce n'est pas pareil ?

J'essaie d'enlever la robe mais...elle est coincée au niveau de ma tête et je me retrouve les bras bloqués en l'air, le visage camouflé derrière la robe et en sous-vêtements. Pourquoi ça m'arrive tout le temps ?

- Jack ?
- J'arrive.

J'entends de l'exaspération dans sa voix mais je pense que c'est surtout parce qu'elle doit toujours jouer les nounous avec moi quand il s'agit d'essayer quelque chose. Je l'entends entrer et on commence à lutter toutes les deux pour l'enlever.

- Bon j'attends toujours ma réponse. En quoi ce n'est pas pareil ?
- Ce n'est pas pareil parce que je sais que des garçons t'ont déjà proposé de venir avec eux mais que tu as refusé parce que tu ne veux pas que je sois toute seule.

Soudain la robe glisse toute seule et Leïa perd l'équilibre en tombant par terre. Le haut de son corps atterrit à l'extérieur de la cabine et j'attrape le rideau juste avant qu'il ne s'ouvre complètement. Puis je le mets devant moi et je me penche vers mon amie qui est toujours sur le sol. Je ne peux pas m'empêcher de rire en repensant au moment où elle est tombée.

- Ça va Jack ?
- Il faut vraiment que tu apprennes à enlever des vêtements toute seule.
- Désolée.

Elle se relève en riant à son tour et je referme le rideau pour m'habiller. Après plusieurs essayages on arrête enfin les vêtements. On s'attarde alors ensuite dans une boutique de bijoux, puis de chaussures pour finalement aller dans notre bar à jus de fruit préféré. On commande chacune nos jus de fruit habituels (enfin on ne les a pas vraiment commandés puisque le vendeur les connaissait déjà) puis on va s'asseoir à une table. Je suis contente de mes achats.

- Sérieux Shef tu comptes vraiment ne pas venir ?
- Je croyais que le sujet était clos. Ce n'est même pas la peine d'insister.
- Et si on te trouve un cavalier. Du genre guitariste footballeur hyper sexy qui vit à côté de chez toi.
- Alors là il n'y a aucune chance. Il ne sait même pas que j'existe.
- Mais il est ami avec Cameron.
- Tu sais bien que mes parents le détestent. Ils ne laisseront jamais Cameron le faire entrer dans notre maison et...à part là je ne vois pas comment je pourrais lui parler.
- Je suis sûre que tu finiras par lui adresser la parole un jour ou l'autre.
- Oui eh bien ça ne sera pas maintenant. Bon on va chez toi avant de passer chez moi ?
- Ouais. Mes papas seront contents de te voir.
- J'ai l'impression que je ne les ai pas vus depuis des jours.
- Tu les a vu avant-hier.
- C'est ce que je dis. Des jours.

On se sourit et on se lève en prenant nos jus de fruits avant de sortir pour aller jusqu'à la voiture de mon amie. Une superbe décapotable verte qu'elle a eu pour son anniversaire. J'adore monter dedans, je m'y sens libre. Une fois arrivées chez elle, on entre dans la grande maison et on tombe immédiatement sur un de ses pères. Ils ont fait appel à une mère porteuse pour avoir Leïa. C'est vraiment génial qu'elle ait des parents comme eux. Ils sont incroyables.

- Bonjour Max.

Il me sourit.

- Hey Andromède. J'ai l'impression que ça fait des jours que je ne t'ai pas vue.

Il me prend dans ses bras et alors que je lui rends son étreinte j'échange un regard amusé avec Leïa. Quand on se sépare évidemment la première chose qu'il regarde c'est mon visage.

- Parfaite. Ta peau est parfaite.

Il est esthéticien. Il s'y connait très bien.

- Merci. J'ai suivi tes conseils.
- Si avec une peau pareille tous les garçons ne tombent pas raides dingues de toi alors je change de métier.
- Papa au lieu de le dire tout le temps tu pourrais passer à l'action.
- Et qu'est-ce que tu veux que je fasse à la place ? Chef d'entreprise comme ton père ? Et rester assis dans un bureau toute la journée ?
- Je t'ai entendu Max, proteste une voix dans le fauteuil du salon.

Je me tourne vers le nouveau venu dans la conversation.

- Bonjour Sébastian.

Il me fait un signe de main en me souriant puis Leïa pose ses mains sur mes épaules pour me pousser jusqu'aux escaliers.

- C'est pour ça que je ne vous présente jamais de petit copain.
- Quel petit copain ?! s'écrient aussitôt les deux pères en même temps.

Je me mets à rire et je monte avec Leïa jusqu'à sa chambre dans laquelle on s'enferme.

- Tu te rends compte que tu vas rendre fous tes pères à force de les faire tourner en bourrique comme ça ?

Elle me sourit puis on se tait toutes les deux comme à chaque fois et on va ouvrir la porte derrière laquelle les deux curieux sont collés. Ils se redressent aussitôt. Leïa soupire en levant les yeux au ciel.

- A chaque fois.
- D'accord on arrête, assure Max d'un ton qui n'est pourtant pas très convaincant.

Non la prochaine fois on les retrouvera encore au même endroit. Ils le font tout le temps et ils ne retiennent jamais la leçon. C'est vraiment désespérant. On dirait de vrais enfants. Mais ils s'inquiètent pour leur fille et je comprends. Mes parents aussi s'inquiètent beaucoup pour moi, ils utilisent simplement une autre manière pour se rassurer, eux ils n'écoutent pas aux portes. Et encore heureux sinon j'aurais de sacrés ennuis.

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Voilà voilà c'était le chapitre 2. Donnez-moi vos avis ça me ferait très plaisir de les avoir.

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