Chapitre VIII : Réveil amoureux
Une douce odeur m'emplit les narines... Un parfum marin, masculin... J'ouvris un œil, puis le deuxième, et je vis mon mur. Je bougeai alors pour me retourner et je sentis deux membres chauds et puissants m'entourer. Je me retrouvai ainsi nez à nez avec un beau visage endormi. Ses sourcils bleu presque entièrement couverts par ses mèches de la même couleur formaient un arrondi apaisé. Ses lèvres que je m'étais tant appropriées cette nuit étaient légèrement entrouvertes, permettant à sa respiration presque imperceptible de murmurer à mes oreilles. Jellal portait une expression heureuse et apaisés ; je le trouvais tout simplement adorable.
Je nichai alors rapidement mon visage dans son cou, profitant de la douceur de sa peau brûlante avec la mienne, m'étant légèrement relevée sur son corps musclé. Avec des doigts timides, je caressai son visage ; ce n'était donc pas un rêve ? Ce n'était pas mon imagination ? Je sentais bien la fraîcheur des draps parcourir mon corps nu. Je sentais bien son parfum masculin dont j'avais déjà eu l'occasion de m'enivrer hier, me recouvrir. Je sentais bien ce petit goût salé qui caressait mon palais, preuve de nos baisers langoureux que nous nous étions donnés. Je sentais bien aussi sa chaleur qui m'entourait doucement, me réchauffant agréablement. Tout me paraissait tellement beau...
Je reluquai son attrayant visage une seconde fois, et j'eus envie de le réveiller. Mais ce que nous avions fait hier soir avait dû l'épuiser, je l'attendrai sagement dans ses bras.
Le temps passa ainsi lentement, ce qui ne me dérangea pas : je me sentais parfaitement bien contre lui. Mais tout doucement, il poussa un soupir en bougeant légèrement. Je l'observais se réveiller, curieuse. Il ouvrit ses yeux vert et il ne put s'empêcher de sourire lorsqu'il posa ces derniers sur moi. Ses bras se refermèrent un peu plus sur mon corps et il se pencha jusqu'à mon front pour y laisser un tendre baiser. Mes paupières m'ôtèrent la vue tant j'étais heureuse. Je rouvris les yeux mais seulement pour quelques instants car cette fois, il m'avait embrassée sur les lèvres. Enfin, il colla son front au mien et il me demanda de sa voix douce :
- Bien dormi ?
- Très bien et toi ?
- De même.
Silence... Je le questionnai alors :
- Tu es toujours d'accord pour nous deux ?
- Bien sûr que oui, pourquoi ? reprit-il en caressant ma joue.
- Je ne sais pas... On peut changer d'avis.
- Je te rassure Erza : ce n'est pas le cas.
- Tant mieux alors, murmurai-je en reposant la tête sur son torse chaud.
Nous restâmes ainsi une longue minute, jusqu'à ce qu'un gargouillement brise le silence. Je baissai la tête, gênée. Il me déclara :
- Je commençais à avoir faim aussi, ne t'inquiète pas. Tu dois avoir des parts de fraisier dans ton frigo ; je vais en chercher une, ajouta-t-il en commençant à se lever.
- Reste là, grommelai-je en attrapant son bras.
- Tu as faim.
- Je sais, mais je préfère rester dans tes bras, au chaud...
- Et qu'est-ce que tu dirais de manger une part de fraisier dans mes bras, au chaud ? proposa-t-il alors avec un sourire amusé.
- Prends-en deux. Non, trois.
- On va en manger une et demie chacun alors ?
- Non. Deux pour moi, une pour toi, répondis-je calmement.
- Quelle gourmande, sourit-il en se levant, nu.
Je l'observai ainsi sortir de ma chambre avant de revenir avec trois assiettes. Il en déposa deux sur ma commode et en garda une dans la main en se rallongeant dans le lit. Il posa sa part sur le guéridon, et il m'enlaça doucement en bécotant la nuque. Je rougis, prenant ses mains chaudes et imposantes pour les lui caresser. Je me retournai enfin vers lui pour l'enlacer tendrement, fermant mes yeux en même temps. Il me murmura alors :
- Je t'aime mon amour.
- Je t'aime aussi mon Jellal...
Nous nous embrassâmes doucement avant de nous relever pour nous asseoir. Je me débrouillai pour coincer la couverture afin qu'elle ne glisse pas de ma poitrine, et j'attrapai une première assiette. Alors que je commençais à manger, je remarquai qu'il n'avait toujours pas touché sa part et qu'il m'observait, assiette en main. Je lui demandai :
- Qu'est-ce qu'il y a ?
- Rien, je te trouve juste adorable.
Je restai étonnée, silencieuse. Jellal sourit et il m'embrassa tendrement sur la joue avant de se mettre à manger. J'esquissai un fin rictus aussi et je continuai de manger en l'observant du coin de l'œil. Lorsque nous finîmes de déguster nos parts de fraisier, je l'enlaçai brusquement en posant ma tête sur son torse. Il s'allongea et il me serra dans ses bras en caressant délicatement mon crâne, titillant mes mèches de temps à autres. Alors que je frottais ma tête sur son thorax afin de trouver une bonne position, il me déclara :
- Tu es irrésistible avec ton air de félin féroce...
- Ah oui ? murmurai-je en me relevant pour m'asseoir à califourchon sur ses cuisses.
- Oui, répondit-il calmement en s'asseyant.
- Je peux l'être encore plus, lui susurrai-je d'une voix mielleuse en me collant à lui.
- Et comment ? me chuchota-t-il à l'oreille en posant une main sur mon dos.
- De plusieurs façons, murmurai-je en commençant à embrasser délicatement l'arrière de son oreille.
- J'attends de voir ça...
Rapidement, je glissai ma langue sur sa peau. Il frémit et tendit son cou que j'avais commencé à attaquer avec des doux baisers. Alors que sa main avançait timidement sur mon derrière, j'entendis tambouriner à la porte d'entrée.
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Le prochain chapitre arrivera soit ce soir, soit demain !
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