Chapitre V : Danse sensuelle

     Quand la musique s'arrêta, nous nous écartâmes en rougissant. Je remarquai alors que nous étions fixés par certaines personnes ; je leur lançai un regard effrayant et je partis m’asseoir à une table avec Jellal. Nous étions silencieux, ne sachant que dire…
   Mirajane, plateau à la main avec des coupes de champagne, nous proposa :
— Vous voulez un verre, tous les deux ?
— Seulement un petit peu, murmurai-je, sachant que je supportais très mal l'alcool : je ne voulais pas qu'il me voie saoule.
— Jellal boira le reste au pire, si ça ne te dérange pas.
— Non, non, ça me va.
   Elle posa deux coupes devant nous et partit voir les autres. Jellal me taquina :
— Je croyais que tu adorais l’alcool…
— Adorer, non. J'en bois à certaines occasions, c'est tout.
— Et j'ai appris que tu supportais mal…
— Q-Qui t'a dit ça ? bafouillai-je.
— Je le sais, c'est tout… J'imagine que tu ne veux pas que je te voie dans un tel état…
— C'est ça, tu as tout compris…
   Il avait un regard compatissant mélangé à une lueur malicieuse. Je bus néanmoins une petite gorgée et je me sentis mieux en sentant ce liquide brûlant couler. Je laissai le verre à pied sur la table et je l’observai boire aussi. Nous discutâmes de choses banales ; après avoir bu deux autres petites gorgées, je lui laissai ma coupe qu'il finit tranquillement. Je n’étais pas saoule, tout allait bien ; lui non plus d'ailleurs.
   Soudain, minuit sonna. Nous criâmes tous ensemble un joyeux Noël avant que chacun ne récupère ses cadeaux pour aller les donner aux autres. Je gardai celui de Jellal dans une poche et je donnai mes cadeaux à tous. Jellal, semblant avoir fini sa tournée, vint jusqu’à moi. Alors qu'il allait parler, il fut devancé par d'autres qui me donnèrent de nombreux cadeaux. Je les remerciai tous, pressée de pouvoir parler avec Jellal.
   Quand enfin ils partirent, je me retournai vers Jellal qui m'offrit un petit paquet cadeau. Je lui donnai le mien qui était petit aussi et je déchirai le papier pour tomber sur deux boucles d'oreille en or avec une part de fraisier qui pendait à chacune d'elle. Je m'exclamai en lui sautant au cou :
— Elles sont magnifiques, merci !
— C'est normal, elles sont assorties à ta beauté.
— Ne dis pas n'importe quoi, rougis-je.
   Je détournai le regard lorsqu'il ouvrit son cadeau. Je lui avais pris un bracelet or ; il me déclara :
— Merci beaucoup, c'est très joli.
— De rien…
— J'ai un autre cadeau, mais il est spécial…
— Ah ? m'étonnai-je en prenant le deuxième petit paquet.
   Je l’ouvris délicatement et je trouvai deux colliers argentés dont le pendentif était une moitié de cœur ; l'un était bleu, l'autre rouge. Je restais étonnée ; il prit le collier au pendentif bleu et le passa autour de ma gorge pour me l’accrocher. Puis, il mit celui qui avait le rouge et attrapa les deux moitiés. Doucement, il colla la bleue à la rouge, et un cœur se forma par ces deux morceaux.
   Je rougis et lui murmurai en attrapant sa main :
— Tu es adorable…
— Parce que tu l'es bien plus que moi.
   Je baissai les yeux, gênée. Néanmoins, je lui demandai :
— Du coup, je voulais savoir…
— Oui ?
— Vois allez repartir ce soir ?
— Non ; je pense que l'on va rester plus d'une semaine dans le coin car il y a le nouvel an et vous nous avez invités aussi, donc…
— Je vois…
   La musique changea alors pour une plus ambiancée. J'en vis nombreux se déhancher sur la piste ; Jellal me questionna du regard auquel je répondis par un sourire. Dans un coin, non loin des autres danseurs, nous nous prîmes les mains et nous nous mîmes à danser au rythme de la musique.
   Soudain, il me colla à lui ; je restais surprise quelques instants avant d'entourer sa nuque pour continuer de bouger contre son corps qui faisait de même. Ils se frottaient sans arrêts vivement, me faisant parfois rougir : c'était bien la première fois que je faisais ça.
   Je plongeai alors dans ses yeux, continuant le collé-serré que nous avions commencé en même temps. Ses prunelles étaient déterminées, ardentes de désir, électrisantes. Elles m’envoutaient plus que tout, me perdant, m’enivrant d'un amour et d'un désir intense. Il se pencha alors à mon oreille pour me chuchoter sensuellement :
— J'ai toujours rêvé de faire ça, avec toi…
   Je frémis, ayant senti mon cœur accélérer, mon ventre se tordre, mes mains devenir moites et mes joues rosirent. Lorsqu'il s'écarta, je posai une main sur ma joue pour attirer son visage vers le mien. Il me stoppa nette en m’attrapant par le poignet et il m'emmena dehors.
   Il me colla contre le mur de la guilde et me lança un regard des plus désireux. Je le soutins en prenant son visage à la peau douce entre mes mains ; là, je l’attirai vraiment jusqu'au mien et je contemplai ses yeux envoûtants pendant quelques instants avant qu'il ne s'approche, déterminé.

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