Chapitre 12 : Rien n'est éternel.
Naruto garda son triste sourire encore longtemps après le départ de Sasuke. Les yeux fermés, la tête appuyée contre le mur, une larme roula le long de sa joue alors que le son sec des pas de Sasuke s'éloignait.
- Adieu Sasuke, souffla-t-il.
Appuyé ainsi sur le mur, il lui sembla entrer dans un état second, tandis que sa larme, se mêlant au sang qui lui recouvrait le visage, goutta à son menton juste avant de s'écraser sur le sol dans un petit clapotis sonore.
Immergé dans ses pensées, il émergea lorsqu'on vint le chercher. Ses yeux n'apercevaient rien dans la pénombre. Des mains dures dénuées de la moindre délicatesse vinrent libérer ses poignets et ses chevilles de leurs chaînes. Il grimaça lorsqu'ils passèrent leurs mains sur ses plaies ce qui sembla les motiver à se montrer d'autant moins délicats. L'un d'eux jeta Naruto sur son épaule, lui faisant pousser un petit cri de douleur. Celui qui le portait pesta et lui entoura la bouche d'un bâillon.
- Tu vas la fermer, comme ça, tonna son libérateur, satisfait.
Trop faible pour se débattre et riposter, il se laissa faire, résigné. Suffoquant sous son bâillon, souffrant par son inconfortable et douloureuse position que son porteur, dont il ne parvenait toujours pas à voir le visage, ne semblait pas se préoccuper, Naruto sentit une seconde larme glisser sur sa joue. Il ferma les yeux.
Alors... c'est la fin ? C'est ici que je vais... mourir ?
Le ninja perçut des voix. Elles lui paraissaient si lointaines... Son porteur le jeta au sol sans la moindre pitié. Naruto sentit son corps fébrile heurter le sol rocheux avec violence. Il poussa un hurlement de douleur qui fut étouffé par son bâillon. Lorsqu'il eut la force d'ouvrir ses yeux larmoyants, il aperçut avec désarroi la statue Gedô Mazô parmi la pénombre, le surplombant de toutes sa hauteur.
Je suis navré les amis... J'ai perdu.
Les mains de la statue, reliée l'une à l'autre par une chaîne, étaient tournées vers le plafond et sur presque chacun de ses doigts se trouvait un membre de l'Akatsuki. Il n'avait jamais vu la statue sous cet angle. Elle lui paraissait... si oppressante. Sa figure monstrueuse affichait huit yeux. Il ne lui restait que le neuvième. Naruto eut l'amer pressentiment de le lui offrir sur un plateau d'argent.
Ils ont eu Killer Bee...A moins qu'il n'ait utilisé un subterfuge ici aussi.
- Kisame, retire lui son bâillon, tonna la voix vibrante et froide de Pain.
Celui-ci surplombait l'assemblée. Il plongea son regard vide dans celui de Naruto. Ce dernier y lut du dédain et du mépris ce qui ne fit que réveiller la rage sourde qui s'était endormie. Tâchant d'ignorer la douleur, il serra les poings et sa mâchoire se contracta. Il se battrait. Jusqu'au bout.
Ses sens réveillés, il attendit que le renégat de Kiri soit suffisamment proche.
- Très bien... Mais il est plutôt braillard, je vous aurai prévenu, soupira l'ancien compagnon d'Itachi.
Le requin lui retira son bâillon prudemment. Naruto, alerte, respira une profonde bouffée d'oxygène avant de lui envoyer un coup de pied dans la jambe. Sous l'effet de la surprise, Kisame s'affaissa.
Il bondit sur ses pieds, la tête lourde et douloureuse, ses jambes frêles et blessées. Il serra ses poings en grinçant des dents. Ses paumes de mains dont les plaies étaient restées ouvertes se remirent à saigner. Naruto battait frénétiquement des paupières. Il sentait sa conscience lui échapper et il luttait pour ne pas la laisser partir. La souffrance résonnait dans tout son être et lui intimait de renoncer, telle une voix doucereuse lui soufflant à l'oreille qu'il n'y arriverait pas.
Voyant la récalcitrance de leur captif, les membres de l'Akatsuki perchés sur les doigts de Gedô Mazô sautèrent à terre, encerclant Naruto.
Sa tête lui tournait affreusement et sa vue se troublait. Les yeux plissés, l'hôte tourna sur lui-même pour distinguer chacun de ses adversaires. Il lui sembla apercevoir la silhouette vaporeuse de Madara, non loin d'eux, un rictus mauvais sur les lèvres, puis il cligna des yeux et ce qui lui parut n'être que le fruit de son imagination disparut. Il tâcha de se concentrer sur ses adversaires constitués de chairs et d'os.
Pain Tendô, Konan et Obito se dressaient devant lui. Naruto se perdit malgré lui dans l'immensité écarlate de l'unique prunelle d'Obito, le coeur lourd, avant de poursuivre son observation.
A sa droite se trouvaient trois jeunes ninjas de son âge. Une jeune fille à lunettes aux cheveux carmin, et deux jeunes hommes, le premier à l'air railleur et aux cheveux blancs, le second un grand roux à la carrure imposante. La conscience au tapis, ce fut au prix d'un lourd effort que Naruto se remémora l'identité de ces trois jeunes gens. Les compagnons de Sasuke, anciens cobayes d' Orochimaru, l'unité Taka, Karin, Suigetsu et Jugo.
Enfin à sa gauche, le garçon aux yeux azurs distingua Kisame et sa redoutable Samehada ainsi que Zetsu et ses grandes feuilles. Quant au neuvième ninja, lorsque son regard se posa sur lui, son cœur ne put s'empêcher de se serrer.
Sasuke et ses Sharingans.
Ravalant sa peine, il murmura en réponse aux bruissements des neuf robes aussi noires que la nuit brodées des nuages aussi rouges que le sang.
- Je me battrai... Je me battrai jusqu'à mon dernier souffle, prévint-il dans un murmure.
Zetsu noir soupira.
- Le temps presse, nous n'avons pas le temps pour ses bêtises. Il faut l'immobiliser.
- C'est comme si c'était fait, cingla la voix grave et froide d'Obito.
Celui-ci disparut en un quart de seconde pour réapparaître derrière Naruto. Le blond n'eut le temps d'esquisser le moindre geste que l'Uchiha abattit violemment le tranchant de sa main contre sa nuque. Naruto écarquilla les yeux avant de cracher un mince filet de sang puis de tomber en avant, les yeux révulsés.
- Il se tiendra tranquille le temps de l'extraction, commenta l'ancien élève de Minato avant d'ajouter, en place, nous en aurons pour trois jours et trois nuits, il n'y a pas une seconde à perdre.
A ses ordres, tous regagnèrent leur place. Sauf un, dont le regard était irrépressiblement attiré par le corps inanimé de Naruto.
- Sasuke... l'appela Obito, las. C'est fini pour lui. Il a voulu jouer, et il a perdu. Les gens comme lui n'ont pas leur place dans ce monde. Mais ne t'en fais pas, son sacrifice ne sera pas vain. Grâce à lui et aux huit autres qui l'ont précédé, un monde nouveau naîtra. Un monde où plus jamais de tels sacrifices se produiront, l'enjôla-t-il d'une voix mielleuse.
Sasuke se tourna vers lui, agacé.
- Tu ne m'apprends rien, je sais tout cela, répliqua-t-il sèchement. Tu crois qu'il représente encore quelque chose pour moi ? s'enquit-il en désignant le corps de Naruto. Et bien tu te trompes.
Furibond, Sasuke gagna la place qui lui était attribuée, l'index de la main droite.
- Ça va Sasuke ? s'enquit Jugo qui occupait le majeur droit.
- Oui parfaitement ! asséna-t-il froidement en détournant son regard vers le sol.
Même inconsciemment ses yeux se posaient sur lui. Il serra les poings. Toute cette mascarade sera bientôt finie, Naruto ne sera bientôt plus de ce monde et ce lien sera bientôt tranché.
Pain dominait l'assemblée.
- Pour les nouvelles recrues, sachez qu'il faut composer les mudras Tigre, Serpent, Rat, Buffle, Chien et Chèvre, comme pour l'extraction d'Hachibi, précisa Tendô.
- Il vaudrait mieux qu'il ne s'agisse pas du même fiasco...commenta le Zetsu blanc. T'es-tu assuré qu'il ne s'agissait pas d'un clone, Pain ?
Celui-ci posa son regard glacial sur l'être végétal.
- Douterais-tu de moi, Zetsu ?
- Je n'ai pas dit ça...
- Pour ta gouverne, un clone n'aurait pas survécu à de telles blessures, se contenta de répondre Tendô. On peut commencer ou quelqu'un a une autre remarque impertinente à faire ?
Un silence lui répondit.
- Bien.
Il exécuta les six mudras nécessaires, imité par les huit autres.
- Le Sceau des Neuf Dragons Illusoires ! s'écria la marionnette de Nagato.
Tandis que chacun des membres gardèrent leurs mains figées dans le mudra Chèvre, neuf dragons spectraux jaillirent de la bouche de la statue pour envelopper le corps inanimé de Naruto. Celui-ci, porté par les spectres meurtriers, lévitait à hauteur des mains de la statue. Une substance rouge commença alors à s'échapper des yeux et de la bouche de Naruto dans un râle sourd.
C'est la fin pour toi... Adieu Naruto.
~~~
Frappé par Obito à un point sensible, Naruto sombra de nouveau dans l'inconscience et se retrouva une ultime fois face à son démon.
- Naruto, l'heure est grave !
- Je le sais Kurama, rétorqua-t-il d'une voix douce.
Il ferma les yeux, un mince sourire aux lèvres.
- La fin du voyage est plus proche que jamais... ajouta-t-il tristement.
- N'as tu pas peur ?
- Non. La seule chose qui m'effraie vraiment, c'est le sort du monde original, notre monde.
Il soupira.
- Mais j'ai perdu. On m'avait confié un rôle, j'avais un destin à accomplir. Et j'ai échoué à son accomplissement. J'espère que Kakashi, Sakura et Sasuke tiendront bon, que d'autres personnes ont survécu au Genjutsu et qu'ensemble ils pourront réussir là où j'ai échoué. Et alors... Je pourrais reposer en paix, souffla-t-il.
- C'est une façon bien optimiste de voir les choses, remarqua le renard.
Le ninja lâcha un rire amer et rouvrit les yeux.
- C'est vrai, mais n'est-ce pas ce que j'ai toujours été ? Quelqu'un de naïf bercé par de belles illusions. Mais bon... Quelqu'un d'autre viendra et il me surpassera. Rien n'est éternel.
Oui, c'est ça. Rien n'est éternel...
- Tu as tellement grandis en un mois, observa Kurama.
- Possible, admit-il en haussant les épaules. Et toi ? Que vas-tu devenir ?
- Quand tu mourras ici, tu mourras là-bas et le processus sera le même que pour toute mort de jinchuuriki : je disparaîtrais un certain temps avant de réapparaître quelque part, soupira le vieux renard.
- Je suis désolé, Kurama.
L'intéressé éclata de rire, plongeant son hôte dans l'incompréhension.
- Qu'y a-t-il de si drôle ? s'enquit-il, perplexe.
- Même aux portes de la mort, tu t'excuses d'un fait dont tu n'es en rien responsable. Décidément, tu es un être bien étrange qui ne cessera jamais de m'étonner, Naruto Uzumaki, conclut le kitsune avec un certain amusement.
Naruto accueillit sa dernière phrase par un silence teinté d'un profond sourire qu'il n'essaya pas de cacher. De longues secondes s'écoulèrent avant que Naruto ne finisse par briser ce silence profond mais léger.
- Merci pour tout, Kurama, souffla-t-il simplement, une expression de sérénité peinte sur le visage.
- C'est toi que je remercie, Naruto, rétorqua le démon. Tu m'as fait ouvrir les yeux sur ce monde et sur les humains. Tous ne sont pas mauvais. Et puis, entre nous, poursuivit le renard avec une certaine gêne, tu auras été mon hôte préféré.
Naruto se redressa, l'air railleur.
- Serait-ce moi ou bien le terrifiant Kyubi m'aurait-il fait une éloge ?
- Ne t'emballe pas, protesta l'intéressé, embarrassé. C'est juste que si tu meures, au moins je t'aurais dit ce que je pense vraiment... Oh puis non, oublie ça.
Le jeune ninja blond éclata de rire devant le malaise de son puissant colocataire.
- Tu veux rire, j'espère ? Je m'en souviendrai jusqu'à mon dernier souffle, s'esclaffa Naruto.
- Maudit garnement... marmonna Kurama, tout en tâchant de dissimuler son sourire, ce qui ne fit que renforcer le rire de son hôte.
Apaisé, Naruto s'assit en tailleur en face de son démon, les yeux plongés dans les siens, un doux sourire aux lèvres. Entre eux régnait une symbiose parfaite basée sur la confiance. Ils restèrent longtemps ainsi. Naruto vidant son esprit de tous ses tourments et se concentrant sur l'être qui le connaissait depuis près de 17 ans et ce mieux que quiconque. Il lui avait apporté tant de maux et pourtant tant de bonheur... C'était le seul à être resté à ses côtés tout ce temps, à l'observer silencieusement, tapis dans les tréfonds de son âme et à comprendre tout ce qu'il avait pu endurer pour en arriver là.
Tandis que l'harmonie entre le bijuu et son jinchuuriki n'apportait que bien-être, apaisement et sérénité à ce dernier, malgré la situation, celle-ci s'avérant être plus que critique, le premier semblait s'effacer peu à peu. Aspiré par la statue du Grand Démon Hérésiarque, la présence du grand renard s'estompait peu à peu.
Au même rythme que Kurama se faisait aspirer par la statue démoniaque, Naruto sentait une part de lui disparaître avec son démon. Son âme, son chakra, oui, une partie qui faisait de lui Naruto Uzumaki disparaissait avec Kurama. Il sentait ses paupières s'alourdir. Il lui sembla qu'elles avaient le poids d'enclume.
Alors que la lutte acharnée pour maintenir ses yeux ouverts tournait en sa défaveur et qu'il s'apprêtait à fermer définitivement les yeux de son âme, quelque chose le tira de l'inconscience tandis que l'agonie le guettait.
A sa grande surprise, il put ouvrir les yeux sans grande difficulté, regagnant le monde extérieur. Une constatation le frappa de plein fouet.
L'Akatsuki avait cessé le rituel.
L'atmosphère sombre et ténébreuse de la cachette de l'Akatsuki était porteuse d'une aura meurtrière. Ses sens se remirent en marche et il perçut une multitude de combats faisant rage tout autour de lui.
Le revenant sentit sous son dos le sol froid et rugueux sur lequel Kisame l'avait jeté sans aucune pitié peu de temps auparavant. Au-dessus de sa tête, les mains de la statue meurtrière n'étaient plus occupées et son regard fut attiré par les yeux du Gedô Mazô. Les huit premières pupilles étaient allumées et occupées sans aucune ambiguïté par leur iris, dues à la présence des chakras des démons à queues déjà extirpés, la neuvième était trouble, comme brouillée par une brume imperceptible.
Kurama n'a pas été complètement extirpé ? Et je suis toujours...vivant ?
Laissant ces questions purement rhétoriques, un éclair de lucidité le traversa. Il se redressa brusquement avant de réprimer un cri de douleur. Malheureusement, son corps était toujours sévèrement endommagé, et le moindre mouvement le faisait souffrir le martyr.
Naruto serra son poing, rageur. Il devait pourtant bien y avoir une solution pour tous les libérer... Son attention fut captée par les combats foisonnant dont il constata avec un certain effroi en être le centre.
Le bruissement caractéristique du Vol du Dieu de la Foudre de son père l'informa de sa présence. La chevelure unique de Sakura, tache rose parmi toutes ces capes sombres, était reconnaissable entre toutes. A ses côtés, Naruto remarqua sa fidèle amie Ino, chacune couvrant l'autre. Des monstres d'encres et des ombres féroces assaillaient leurs ennemis tandis qu'un énorme boulet hérissé fusait de part en part du repaire. Lee et Tenten formaient un duo remarquablement efficace, le premier combinant son redoutable Taijutsu aux armes meurtrières de la seconde, sans oublier Gai qui leur prêtait main forte. Les deux Hyuga usaient force, Byakugan et poings afin de se défaire de leurs assaillants tandis que Kiba et Akamaru utilisaient leur technique coopérative préférée, tous deux couverts par les insectes destructeurs de Shino.
A eux s'ajoutaient le trio de Suna, Gaara et son redoutable sable, Kankuro et ses terrifiantes marionnettes ainsi que Temari et son éternel éventail.
Et enfin, Tsunade faisait trembler le sol de ses redoutables poings.
Naruto nota avec un certain effroi l'absence de sa mère Kushina et de son maître Kakashi. Au prix d'un immense effort, il se souvint que ces derniers avaient été blessés lors de l'attaque de Pain. Terrifié à l'idée qu'ils leur soient arrivés malheur, son cœur qui s'était allégé redevint lourd.
Il se sentait si faible face à tous ces maux, et face à toutes ces tragédies... Cela lui semblait si simple de renoncer à tout, de renoncer à la vie... Naruto se gifla mentalement. Non. Il ne devait pas abandonner. Il lui restait une tâche à accomplir.
Alors qu'il relevait la tête vers la statue, il aperçut Sai fendre le chaos ambiant dans sa direction.
- Naruto ! s'écria-t-il avec un soulagement non feint en arrivant à ses côtés. Par tous les Kages, tu es sauf. Nous sommes arrivés à temps, observa-t-il dans un soupir de soulagement avant de sortir son pinceau. On va t'évacuer par les airs.
Naruto posa une main frêle, tremblante et encore sanguinolente sur son épaule tandis qu'il avait commencé à peindre son parchemin.
- Non, Sai. Il me reste... une dernière chose à accomplir, lui murmura-t-il faiblement.
- Mais tu es épuisé ! protesta l'ancien de la Racine.
Naruto plongea son regard azur dans le sien. Sai frémit devant la détermination qui occupait ses traits malgré la douleur et la fatigue.
- Je dois le faire.
- Faire quoi ? s'enquit-il, frustré d'en savoir aussi peu.
Le blond se tut et se leva, non sans peine et par force de grimaces. Épuisé, tant physiquement que mentalement, il vacilla, ses jambes tremblantes semblant refuser d'accomplir leur fonction. Lui qui pensait s'en aller vers la mort quelques instants plus tôt était de retour dans ce monde cruel et froid. Sai le retint alors que ses jambes cédaient sous son poids.
- Tu n'es pas en état, s'opposa l'ancien des forces spéciales avec autorité.
- Sai, s'il te plaît, le supplia le blond d'une voix faible.
Le cœur du brun se serra. Naruto semblait si faible, si épuisé... Il devait le ramener à Konoha comme convenu et selon le plan. Seulement, il ne se sentait pas capable de supporter le regard furieux et inquisiteur que lui jetterait Naruto s'il le faisait. Une voix, un vague souvenir lui revint.
Dans le monde shinobi, ceux qui enfreignent les règles sont considérés comme des moins que rien... Cependant ceux qui abandonnent leurs coéquipiers sont pires que des moins que rien.
D'une certaine façon, n'abandonnait-il pas Naruto en réfutant sa volonté ?
Sai poussa un long soupir avant de rendre les armes.
- C'est d'accord... Mais ne tente pas l'impossible, surtout dans cet état.
Naruto repoussa doucement son aide et veilla à se tenir debout seul.
- Merci Sai.
- La moindre des choses serait que tu me dises ce que tu comptes faire et ce qui semble tant te tenir à coeur, grommela-t-il.
- Je dois récupérer l'intégralité de Kyubi.
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