Mes nuits

Par la chaleur dilate où mon septum nasal

Comprime un air sifflant comme une onde épaissie,

Le souffle sinueux, redoutant l'asphyxie,

Je m'efforce à calmer l'affolement basal.


Mais le sommeil est tel que nul désir causal,

Qu'aucune volonté en la chambre obscurcie

Ne le peut subjuguer, et mon ataraxie

Attendra les langueurs d'un répit... sinusal.


Fichu nez ! trop étroit ! retapé ! quel ennui !

Je n'ai plus qu'à songer en cette longue nuit !

Mais je sais ma pensée et ce qu'elle provoque :


Réflexions et discours ; éclats ; inspirations ;

Obligé de torpeur, interdit... d'un crayon,

Je devrai retenir, encombré comme un phoque !


Écrit le 17 avril 2020. Publié le 17 mai 2020.

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