Save me 🥀
Un soir comme tous les autres, ils se ressemblent tous aux yeux de Maxime à présent. Il redoute le moment où cette prison va ouvrir ses portes et laisser des pères de familles, des hommes de tous âges, célibataires ou non pénétrer dans le bâtiment.
Comme tous les soirs, cet homme aux cheveux ébènes s'approchera de lui, avec une de ses connaissance et ils parlerons avec Maxime sur ses genoux. Et la soirée se terminera dans la chambre de notre héros. Le laissant seul dès leur affaire finie. Il se sentira sali, humilié comme toutes les autres fois.
Mais, pourquoi me demanderiez vous ? Retour six ans auparavant, Maxime était encore à la Redbox, avec ses amis et ses projets sur YouTube, il avait une famille, il était plus heureux que jamais. Un jour, son meilleur ami, Valentin décida de quitter la Redbox, son métier, son pays, ses amis. Une dispute éclata entre les deux. Ils s'étaient craché des mots que jamais ils n'avaient pensé un jour les utiliser. Et Valentin est parti, laissant Maxime seul.
Quelques mois après cette dispute, une guerre éclata. Dans le pays et les habitants furent répartis en deux parties les vivants, ceux qui avaient un boulot stable, une famille et de l'autre côté les morts qui réunissaient ceux qui, comme Maxime, n'avaient plus d'argent.
Et voilà comment il s'était retrouvé sur les genoux de cet homme dont le nom lui était inconnu en compagnie d'une personne qui lui semblait familière.
L'homme discutait avec sa connaissance, passant ses mains sur les cuisses du petit qui cherchait à mettre un nom sur le visage du bouclé présent en face de lui.
« je reviens Maxou je vais me chercher à boire. dit-il en se levant.
― pas Maxou. »
Il se leva par la même occasion pour se rassoire plus loin.
« Maxime ? murmura l'homme. »
Il releva la tête, surpris d'entendre son prénom ici. D'habitude on lui donnait des surnoms du genre "grosse pute". Soudain, il devint aussi rouge qu'une tomate.
« V-Valentin ?
― tu te souviens de moi ?
― bah oui. »
Il avala sa salive, gêné de croiser son ancien meilleur ami dans cet horrible endroit qu'était son travail, à présent.
Il guetta l'arrivée de son client qui était toujours au bar en train de draguer la serveuse.
« tu fais quoi là ?
― Nicolas m'a invité. Je savais pas que tu travaillais ici.
― pas trop eu le choix. »
Ledit Nicolas s'approche d'eux, un verre à la main qu'il pose sur la table pour pouvoir s'asseoir sur le canapé sans en renverser. Il tapota ses genoux pour que Max vienne s'asseoir comme on fait pour les chiens. Le petit baissa les yeux et obéis.
« tu viens souvent là ? demanda le bouclé.
― très souvent. répondit l'homme aux cheveux ébènes. Deux, trois fois par semaines, minimum. »
L'autre hocha la tête, parcourant le lieu du regard.
« y en a une qui t'intéresse ? reprit-il.
― j'ai bien peur qu'elle soit sur tes genoux en ce moment même.
― c'est ma préférée.
― je te l'ai déjà dit 25042 fois j'suis pas un jouet ! cria le petit. »
Nicolas lui lança un regard assassin tandis que les autres continuaient leurs affaires, ne se souciant pas d'eux.
« toi tu la ferme sinon tu vas prendre cher. murmure-t-il entre ses dents avant de jurer.
― non non ! couina Maxime.
― alors tiens toi à carreaux. »
Il hocha la tête et les deux autres continuèrent à discuter.
« bon Maxou on y va ? demanda-t-il sur un ton mielleux.
― hmmm.
― bonne soirée Val.
― à toi aussi. dit-il avec plusieurs sous entendus. »
Il adressa un clin d'œil à Maxime et les deux autres se levèrent pour se diriger dans la chambre de Maxime.
La nuit battait à son plein, quelques perles salées qui se mêlaient aux ébats, la jouissance d'un côté puis une silhouette qui se lève, se rhabille et s'en va laissant l'eau avec ses yeux devenus rouges à cause de ses foutues larmes.
Il reste plusieurs secondes comme ça, à pleurer, il a toujours ce sentiment de saleté alors il se lève et va dans la minuscule salle de bain qu'il possède. Il se glisse sous l'eau, et il frotte, longtemps et très fort, si bien qu'il saigne aux endroits les plus fragiles de son corps. Les larmes se mélangent à l'eau et le dégoût de lui même.
Il arrive enfin à sortir de sa douche, se regardant dans le miroir, l'air pitoyable. Il se vêtit d'un boxer et d'une paire de claquettes et va se poser sur le balcon de la minuscule chambre. Il allume une cigarette et la fume. Longuement. Il souhaiterai qu'elle ne se finisse jamais. Mais comme on le dit si bien, toutes les bonnes choses ont une fin.
Il rentre dans sa minuscule chambre et s'endort de fatigue, bercé par ses larmes et rien que ses larmes.
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Il redoute le moment où cette prison ré-ouvrira sa porte pour que d'autres vautours rentrent pour s'emparer de lui.
Nicolas n'est pas là les samedis, alors en général d'autres garçons se font le plaisir de s'occuper de Maxime à sa place.
Notre brun s'installe sur le canapé, les lumières chaudes colorant la pièce en toute son entièreté. Il reste pensif. Il pense à son meilleur ami, qu'il a revu hier, non, plutôt son ex-meilleur ami. Il n'aurait jamais pensé le revoir et encore moins dans ce genre de situation.
Il reste plongé dans ses songes et manque de lâcher un cri en apercevant des gens rentrer. Son regard se pose sur sa montre et il remarque que c'est l'heure. Son enfer à lui.
Une silhouette élancée se pose devant lui, cheveux bouclés, regard couleur océan. Il ne rêve pas, c'est bien son meilleur ami, non ex-meilleur ami qui se tiens face à lui.
« h-hey. murmure le plus petit, gêné. »
Le grand lui attrape la main et l'emmène à l'écart. Maxime, croyant savoir où il veut en venir, le ramène dans sa chambre. Alors que son ami ferme la porte derrière lui, le petit, lui, ferme les yeux.
« qu'est ce que tu fais ?
― t-t'es pas venu ici p-pour...
― aha non non t'inquiète !
― qu'est ce que tu veux alors ? »
Leurs yeux sont comme hypnotisés, n'arrivant pas à se détacher.
« je viens t'aider.
― à quoi faire ?
― bah je viens te sortir de là couillon ! dit-il en lui ébouriffant les cheveux.
― c-c'est vrai ? »
Ses yeux brillèrent d'espoir, il allait donc enfin revoir l'extérieur, lui qui n'avait connu que les quatre murs de cette chambre ces derniers temps.
« bah bien sûr ! Allez fait tes affaires p'tit on s'casse.
― on va aller où ?
― bah chez moi !
― et ta famille ?!
― j'habite tout seul. »
Un sourire pris place sur le visage rassuré de son ami qui attrapa les quelques affaires qui lui restaient et les enfonçaient dans un sac à dos avec ses paquets de clope.
« vas y descend par en bas moi je vais faire le mur. déclara le petit brun.
― fait attention à toi Max. »
Et lui fit un petit bisou sur la joue en guise de don de courage et fit ce que le petit lui avait dit.
Ce dernier attrapa ses draps, les accrochants aux barreaux de son balcon, il laissa tomber son sac et descendit lentement mais sûrement, bientôt il retrouva son ami. Ce dernier lui pris la main et courut jusqu'à chez lui suivit par Maxime.
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« voilà c'est chez moi.
― ça a changé depuis...longtemps. »
Son regard parcourut la pièce principale, elle était plutôt spacieuse et bien décorée, assez chaleureuse. Le petit pris place sur le canapé couleur nuit.
« maintenant, dit moi pour t'as fait ça ?
― fait quoi ?
― pourquoi tu m'as aidé ?
― t'es mon meilleur ami ! J'allais pas te laisser là bas non plus ! »
Notre héros fut touché par ce qu'il venait d'entendre, alors comme ça ils étaient encore meilleurs amis ?
« je suis encore ton meilleur ami ?
― bah bien sûr couillon. dit-il en le prenant dans ses bras pour les serrer fort. Et même plus si tu veux bien. avait-il chuchoté. »
Ça ne fut pas prévu que l'autre entende ce qu'il venait de dire.
« comment ça ? »
Il rougit.
« euh..bein..peut être que...je me disais qu'on pourrait...sortir..en-ensemble si tu veux bien. »
Il baissa la tête et Maxime sourit.
« OUIIIIIIIIIIIIIIII !! »
Grand sourire du côté de grand.
« trop bien. dit-il en s'approchant de lui. »
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bein voilà mon OS pour le concours de @broke_nothing il est nul mais on s'en fout le principal c'est de participer (phrase typique de perdant vous noterez).
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